mardi, novembre 29, 2005

Maintenant que L'inserm a définit ce qu'étaient les troubles du comportement et l'hyperactivité, on part à la chasse aux malheureux petits bouts correspondant à ces critères et il ne se passe pas une semaine sans quelques (plutôt beaucoup) lignes dans la presse.
J'ai reçu une maman aujourd'hui très belle (genre nature) et très excitée (comme à son habitude), parlant vite et fort avec force gestes, très angoissée car la maitresse voulait à tout prix faire "traiter" son fils. Celui-ci, blond comme la mère, très bavard et changeant de chaise fréquemment n'en perdait pas une miette, tout en dessinant des chiffres (4 ans). Que faire quand l'origine est familiale et que seule la maitresse se plaint? traiter celle-là? Ce mouflet ne m'a pas l'air terrible quand le mien fait encore du sport ferroviaire (= sauter sur les strapontins en train) à 8 ans 1/2. Parfois je voudrais pouvoir dire que je ne suis pas son père, que je ne le connais pas...mais je suis mort de rire in petto et mon fils qui me connait bien en rajoute alors. J'ai bien peur alors que le problème de l'hyperactivité ne devienne alors celui de la tolérance des parents au mouvement autour d'eux. Je mets quand même des limites...

1 commentaires:

Anonyme a dit…

vous avez bien raison de mettre limites. Que dirait-on aujourd'hui d'un Nicolas super actif ? Le ferait-on traiter ? Non parce qu'il est issu d'une grande famille. Ce sont les autres qui ont besoin de suivis.. pas ceux qui viennent de famille très bourgeoise. etc..
c'est comme la maladie, on dit que c'est psychosomatique aux gens.. et quand il s'agit d'un juge ou d'une élite, on dit que ce n'est pas pareil, lui a beaucoup de travail, il a des responsabilités, ce n'est vraiment pas psychosomatique pour lui.. pfff..
drôle de société où l'on psychiatrise pour un oui ou un non.
clémentine