mardi, mai 30, 2006

l'alcool

journée calme. Une visite chez une patiente dont le but était exclusivement pourrait-on dire de me démonter; c'était la haine personnifié. Elle m'a déclaré que les 3/4 du village me considérait comme un peu fou, que le confrère était complètement incompétent, que le conseiller municipal fréquentait les "boutiques-mon-cul" (camionettes très acueillantes, style commerce de proximité sur le bord des routes) assidûment et qu'il avait même essayé de s'occuper d'elle (j'ai quelques doutes, les ruines ce n'est pas son style...), qu'un autre confrère avait fait preuve de non-assistance à personne en danger (il aurait dit en la voyant: "vous ici, vous n'êtes pas ma patiente, dehors"). Mais entre deux critiques j'ai eu droit au cirage de pompes: "docteur, j'ai confiance en vous, vous êtes le seul à avoir refusé mon lexomil, ma voyante m'avait bien dit que je vous reverrais"
Par pitié j'ai écouté dans l'atmosphère viciée du tabac froid, les médicaments en tout genre trainant sur la table, les traces de nourriture un peu partout et j'ai repensé à la déchéance de cette pauvre loque qui il y a encore 5 ans avait mari-belle maison-travail et qui à cause de l'alcool a tout perdu et a atterri a l'hôpital psy il y a trois mois pour dépression suite au sevrage sauvage.
A mon retour ma douce a reniflé (je parle toujours de ma tendre épouse) suspicieusement mes vêtements: même mon haleine sentait le tabac!

2 commentaires:

Anonyme a dit…

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Anonyme a dit…

peut-être qu'elle dit tout haut ce que d'autres disent tout bas ou disent dans votre dos..
oui c'est triste. L'alcool est un poison à fortes doses comme trop de médocs..
clémentine