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Mon pote Aldo (aux oiseaux) a rencontré le remplaçant mutin dans la rue; il lui aurait fait part de tous ses malheurs et comptait les jours fébrilement avant de terminer le remplacement: les patients seraient impolis, grossiers, vulgaires, lui auraient fait des menaces de mort, ont pété ses pneus en plus du pare-brise... selon lui la vie est plus douce loin de ce village de fous! Il file un mauvais coton ce jeunot: des patients m'ont raconté aussi qu'il passait un temps fou à ranger son matériel dans sa trousse. Monsieur Propre qu'ils l'appellent! En ce qui nous concerne, peut-on nous appeller le village des irréductibles pèlerins? ( ça, c'est l'expression d'Artémise). Moi, je les aime bien ces pèlerins.
1 commentaires:
Il faut savoir confronter un mourant et ce n'est pas toujours facile.(nov 2005)
Aujourd’hui, je cherchais dans vos anciens écrits le lieu de ce village " de pèlerins irréductibles " et je suis tombée sur cette phrase ,sur ce texte qui traduit , dix ans après, mon ressentiment voir ma haine pour l'un de vos confrères .
Peut- être aurais -je du flingué sa voiture ? Je me suis plombée la journée ,on se calme , je vais doubler la dose de millepertuis .
Longue vie aux irréductibles , ils me plaisent autant que votre vision de la médecine .
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