samedi, juillet 21, 2007

délinquants et troubles mentaux

Vu dans le Quotidien du médecin du 19/07 2007:
"la multiplication des obligations des experts psychiatres, alors que leur nombre diminue, l'accélération des procédures judiciaires préjudiciables à un repérage des malades suffisamment tôt et la demande d'évaluation de la dangerosité criminologique sont autant de facteurs qui mettent l'expertise judiciaire en crise. La Fédération Française de psychiatrie s'en émeut.
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En gros,
--les prisons sont bourrées de malades mentaux,
-- il n'y a pas assez d'experts psychiatres,
--la psychiatrie légale n'est pas armée pour faire une "évaluation probabiliste" de dangerosité criminologique;
--les juges prononcent des peines de plus en plus lourdes pour les malades mentaux criminels "comme si les magistrats ne faisaient pas confiance aux psychiatres".
...
Juste ce qui me dérange c'est que justice rime avec psychiatrie. Les victimes aimeraient bien que justice soit faite et que ne soit soustrait personne de la justice. Les soins, c'est autre chose.
Même l'obligation de soins des délinquants sexuels me dérange, car leur sortie devrait dépendre du juge et non subordonnée à un quelconque traitement.

3 commentaires:

Marianne a dit…

Les victimes souhaiteraient que justice soit rendue mais la justice existe et elle est même rendue par des citoyens comme vous et moi . C'est plutôt le systhéme pénitentaire et l'enfermement qu'il faut remettre en cause ainsi que la façon dont les peines sont effectuées et les conditions dans lesquelles les condamnés ressortent.
Gardons nous de chanter avec les loups que les juges sont laxistes ou confondent criminels et malades mentaux et que les détenus méritent beaucoup plus que leurs condannations . Evitons de croire que les journaux refont les procés d'une manière plus objective que les jurés .Les prisons françaises sont montrées du doight par toute l'Europe et ce ne sont pas les nouvelles dispositions qui devraient augmenter de plus de 15 % les incarcérations qui vont améliorer les possibilités de réinsertions , réinsertion et suivi qui devraient être l'objectif de toute condannation . Que justice rime avec psychiatrie , il y a dans la loi la notion de responsabilité qui passe par une expertise spychiatrique qui soustrait le coupable de toute poursuite si il est reconnu malade mental . Si je comprends votre post de plus en plus de malades mentaux se retrouvent a avoir à répondre de leurs actes faute d'expertise spychiatrique .
Ce dont je suis sure c'est que la prison n'est pas une réponse suffisante à la délinquance , c'est même dans beaucoup de cas la pire.

docteur Vincent a dit…

Pour l'instant on ne nous propose pas d'autre solution.
Je serais tout à fait pour les travaux d'interêt public, que cela les réhabilite et que cela serve aux autres.
Non, en France, on enferme, que cela soit en psychiatrie ou en prison.

Anonyme a dit…

Je pense en effet, que si l'on faisait travailler les prisonniers dans les champs ou sur les routes, le batiment, cela serait très dissuassif pour les jeunes et moins jeunes.
quant aux crimes sexuels, travail, prison, mais aussi suivi psychiatrique sont indispensables. Ce suivi devrait être exigé toute la vie et travaux forcés pour eux.. au lieu de ne rien faire dans les prisons.
clémentine