états d'âme du docteur Vincent

mardi, juillet 31, 2007

Antidépresseurs or not?

A dix heures ma secrétaire Barbie m'appelle:
--"docteur, une femme vient de m'appeler en pleurs, il faut aller la voir. Cette fois vous n'allez pas y couper, il faudra lui donner des antidépresseur". (On verra ce qu'on verra...)
Alors j'y vais pendant la pause déjeuner (qui n'est souvent la pause que pour les patients); je vois une malheureuse à qui les services sociaux ont pris les enfants il y a un an pour des graves problèmes familiaux (problème d'attouchement de la part d'un membre de la famille). Depuis la patiente s'est remise en ménage, a eu un autre enfant (qui va bien), mais sous prétexte que la maison n'est pas assez grande elle ne peut pas les recevoir. Ce qui a provoqué son désespoir est qu'elle ne peut pas les voir ce week-end: trop loin, trop cher à 200 km. Et elle pleure à chaudes larmes. L'assistante sociale se contente de vérifier qu'elle voit bien son psy (elle dit oui, mais elle ne le fait plus depuis qu'il l'a menacée de l'hospitaliser) et farfouille chez elle dans tous le coin chaque mois à la recherche d'une couche sale, d'un joint, que sais-je. Manque de bol, c'est nickel.
Cette patiente a juste besoin d'une assistante sociale compréhensive et compétente, pas de psy!
...
J'ai tenté de trouver une solution avec elle pour que les enfants se rapprochent de chez elle à défaut de vivre avec et je lui ai proposé l'aide juridictionnelle, de passer de la victime au rôle d'acteur. Elle a ouvert de grands yeux, et finallement a repris un peu d'espoir. Et ça c'est soldé par un peu de Stresam. Je croise les doigts...

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lundi, juillet 30, 2007

Une autre de mes patientes a fait un malaise il y a 3 mois avec crise de tétanie. A l'époque à l'hôpital on l'avait diagnostiquée dépressive et "faites-vous donner un traitement par votre médecin traitant". Le traitement a été prescrit avec science et célérité: Stress, millepertuis et magnésium.
Elle va bien mieux, se sent extrèmement détendue et heureuse mais ne dort pas de la nuit. Alors on cherche toutes les causes d'insomnie (les causes organiques ayant été éliminées).
--"Docteur, je m'entends extrèmement bien avec mon mari.
-- Ah?
-- C'est vrai qu'il ne se passe rien depuis deux ans.
-- Une de mes patientes me dit que c'est un somnifère naturel et ce n'est pas désagréable quand même!
la patiente m'a reçu 5/5. Elle possède les clés de son sommeil maintenant.

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Il y a quelques jours un patient m'appelle le matin pour son père qui "respire mal"; je connais le lascar qui prend malheureusement des neuroleptiques prescrits par son neurologue pour conduite agressive patente et avérée ( a failli embrocher son propre fils avec un couteau). je demande au fils si cela peut attendre vers midi. Le fils "Oui, oui, pas de problème".
J'arrive à 12h45, regarde le père qui me semble bien calme, sans réflexe, sans rigidité, voire un peu froid.
--"Mais il est mort votre père!
-- A bon! pourtant à 12h15 il se reposait tranquillement dans son fauteuil, il n'a même pas voulu manger".
Je suis surpris par l'attitude du fils, au point que je me mets par acquis de conscience à contrôler le pouls, à vouloir prendre la tension. Mais le patient est quand même bien froid alors que pour une fois rêgne une douce chaleur "printanière".
Quand est-il mort? Je ne le saurai jamais, mais je connais la famille, le fils a déjà été violent envers le père et vice et versa, ça c'est malheureusement soldé par des neuroleptiques à forte dose pour l'un, des hospitalisations itératives et le malheureux était au bout du rouleau.

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dimanche, juillet 29, 2007

blog de Elisa Jacques

Je ne pense pas avoir parlé de ce blog que je lis de temps en temps: la jeune femme en a fini avec les psy et vole de ses propres ailes actuellement. De sortir du créneau psy demande une prise de conscience qui n'est pas évidente une fois que l'on y est entré. D'après ce que j'ai compris, ce qu'elle refuse, ce sont les incursions du psy dans sa vie privée, ce que je peux tout à fait concevoir.
...
Ma douce est complètement dégoutée par le temps qui nous empêche de semer du gazon. Elle en a même refusé une petite flambée qui n'aurait malgré tout pas été de refus. Par contre la raclette a été la bienvenue; elle a pourtant utilisé de termes très fleuris concernant le fait de bouffer une raclette en plein mois de juillet.

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samedi, juillet 28, 2007

Le temps des antidépresseurs

J'ai trouvé mon futur livre de chevet: Le temps des antidépresseurs de David Healy, il trônera entre le larousse, un Maxime Chattam et Stephen King: Cellulaire.
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Blague à part voici le résumé:
Les antidépresseurs ont envahi notre vie quotidienne. Ils sont désormais prescrits largement par les médecins généralistes, Mais toute la lumière sur les propriétés et les dangers des antidépresseurs n'a pas été faite. C'est ce que vise ce livre de manière détaillée et précise en retraçant toute l'histoire des antidépresseurs, en nous montrant aussi comment travaillent les laboratoires pharmaceutiques et comment s'est faite la médicalisation des anciennes névroses, sous le nom de dépression.
Les laboratoires pharmaceutiques poussent à la consommation par tous les moyens. Ces médicaments sont pourtant plus dangereux qu’il n’y paraît : les récents passages à l’acte de criminels qui se sont révélés être des consommateurs d’antidépresseurs doivent nous alerter, comme les suicides.
L’industrie pharmaceutique n’a pas fait toute la lumière sur les propriétés et les dangers des antidépresseurs qu’elle propose.
Ce livre pose beaucoup de questions gênantes sur la manière dont la science médicale est gouvernée par de grands intérêts financiers.

(...) David Healy dirige le service de psychologie de l’hôpital universitaire du pays de Galle. Il a témoigné comme expert dans plusieurs procès qui ont opposé des familles à l’industrie pharmaceutique.

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Voilà le stand de tir de Compote où il s'entraine avec Oscar. On peut y distinguer les armes avec lesquelles il travaille. Non, derrière ce ne sont pas les restes dûs à ses tirs répétés, mais les débris de la toiture du copain.
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J'en vois un tas de patients avec des douleurs dans tous les sens: épaules, poignets, dos, bassins... et tout pourrait s'améliorer avec de l'ostéopathie. Il suffit de regarder un patient dans tous les sens, on voit les tensions, les troubles de posture etc. Plus j'exerce et plus je ne prescris des antiinflammatoires qu'en urgence, idem pour les antalgiques. Mais je ne prendrai pas le chemin de l'ostéopathie moi-même: je veux rester généraliste!
...
Idem pour les troubles nutritionnels: les cauchemards, les ridules autour des lèvres, la langue blanche, les jambes qui pèlent comme de la poussière etc. tout plein de signes qui me montrent que les gens sont carencés en des tas de choses.
La médecine pourrait prendre un second souffle si elle reconnaissait tout cela. Mais elle n'en prend pas le chemin avec les déremboursements des vitamines et des plantes.

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vendredi, juillet 27, 2007

Dans la lune

Dans l'après-midi j'ai lu négligemment des examens, vu celui d'une jeune fille dont le taux de fer était assez bas; j'ai vu aussi la toxoplasmose et des autres examens qu'on prescrit à une femme enceinte et ai pensé l'espace d'un instant "au fait, est-elle enceinte?"
Un peu plus tard elle m'appelle:
--" Docteur, alors les examens?
-- (moi très cool) Oui, vous manquez un peu de fer, le reste ça va.
-- Mais docteur, je ne comprends rien!
-- Quoi?
-- Je suis enceinte ou quoi?
-- (un peu affolé, car j'ai cru avoir oublié le test je tourne la feuille d'examen: Bhcg à 200 000. Mince!)
-- Ah! Bien oui, vous êtes enceinte, et très correctement, deux mois!"
J'avais l'air fin, heureusement la bonne nouvelle a tout arrangé. conclusion: regarder le verso des examens!
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Compote a tiré à la carabine et au pistolet toute la matinée; photos de l'attirail (celui légalement autorisé :)) demain.

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jeudi, juillet 26, 2007

agréal interdit

Bravo à Rosée2005 (et aux autres) qui s'est battue pour que l'Agréal soit supprimé! C'est réussi!
Ce matin j'ai reçu dans ma boite aux lettres:
En accord avec l'agence européenne du médicament (emea) et les agences nationales, Sanofi-Aventis et les laboratoires Grünethal, vous informent que le 19 juillet 2007, le comité des spécialités pharmaceutiques et l'émea, a conclu à un rapport bénéfice/risque défavorable d'agréal et a en conséquence, recommandé le retrait de l'AMM d'agréal dans touts les pays européens.
Ce produit ne sera plus disponible et ne devra plus être prescrit après fin septembre 2007.
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Ca c'est une belle victoire! Maintenant il faut penser au Dogmatil, produit supposé pour calmer les troubles de colopathie fonctionnelle et qui en fait est un vrai neuroleptique. Et il a tous les effets secondaires de la classe.
En fait on donne le dogmatil quand le médecin pense: "bon sang, ce patient casse les pieds à revenir sans cesse pour ses douleurs de ventre. Je vais lui donner du dogmatil, ça va le calmer". Cette phrase est de mon cru, mais à une époque, la pub autour de ce médicament tournait autour de ce concept!
Une honte! Qui veut témoigner contre dogmatil? Le chemin est balisé, il va gagner.
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Compote arbore un air béat depuis ce soir; pourquoi? Il a réussi son galop 1 avec 17/20 de moyenne! Sûrement que ma grosse voix y a été pour quelque chose...

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mercredi, juillet 25, 2007

Mon fils passe son galop 1 demain; grande aventure qui demande toutes les bonnes volontés pour aider le morpion. J'avoue que je craque car le petit jeune homme a du mal à travailler seul et à ouvrir le dictionnaire. Par contre pour faire obéir le poney il est champion!
...
Quelque chose m'a désolé grandement: un soit-disant médecin, chef de service de réanimation avait ouvert un forum il y a un an pour parler de médecine dans la bonne humeur (c'était le maitre-mot); pas mal de posts, plusieurs assidus. Je reçois un mail il y a quelques jours car le fameux docteur a disparu!
Tout le monde s'inquiète, pense au pire, échafaude des hypothèses... et tout simplement ce forum n'amuse plus le docteur qui est investi dans d'autres activités. Cette conclusion a été faite suite à une recherche intensive sur le net, dont une fouillée sur e.bay. Bravo les Herlock Scholmès, mais je suis dégoutté comme vous!
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docteur réa, honte à vous!

mardi, juillet 24, 2007

re-ritaline

La journée a fini sur un débouchage d'oreilles (2) aqueux; comme j'utilise une poire, l'eau vole parfois dans tous les sens. C'était mon vingtième patient.
Ce matin était consacré à la révision de la théorie du galop 1 pour Compote qui a bien du mal à se concentrer et ouvrir un dictionnaire, même pour un sujet qu'il aime. Le passeport vacances CM1-CM2 quant à lui est resté sagement sous un monceau de journaux; ça pourrait arriver qu'on l'oublie ce qui ne serait pas pour déplaire au morpion.
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J'ai lu un article sur la ritaline. D'après ce que j'ai compris elle inhiberait la croissance des enfants. Le reste... Je vais me le faire traduire ou bien passer du temps dessus.

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lundi, juillet 23, 2007

maltraitance

Un petit patient est venu ce matin avec son père, c'est ce dernier que j'ai examiné; la consultation s'est très bien passée, tout allait visiblement pour le mieux entre le père et le fils.
Ce soir je vois la mère qui me demande un rendez-vous en urgence. Là j'examine le gamin qui se serait fait tabasser par son père: effectivement il y avait des marques rouges tout autour du cou et des hématomes dûs aux multiples coups de pieds. Mon sang s'en est retourné. toute la fin de la consultation j'ai dit au gamin que son père l'aimait, mais qu'il était malade et devait se soigner. En plus le gamin m'a raconté que c'était quand il avait fait tomber le journal de son père, que celui-ci l'avait coursé dans l'appartement pour lui flanquer une ratatouille.
Ecoeuré, je l'ai raconté à la patiente suivante (infirmière libérale du secteur, soumise au secret professionnel) car j'étais révolté!
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Le père a tout gagné, j'espère qu'il n'aura plus de droit de visite, uniquement celui de pouvoir voir son gamin dans un milieu protégé. De toute façon la mère sortait de chez moi pour porter plainte.

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Ca se passe mal pour Pfizer: (la Monde)

Le Nigeria a déposé, vendredi 20 juillet, une nouvelle plainte devant la Haute Cour fédérale contre Pfizer, juste après avoir retiré, contre toute attente, sa première plainte contre le géant pharmaceutique américain.

Dans sa plainte déposée le 4 juin, le gouvernement accusait Pfizer d'avoir profité en 1996 d'une très grave épidémie de méningite à méningocoque et de rougeole – qui avait fait des milliers de morts – dans le nord du pays pour tester sur des enfants de la Trovafloxacine, un antibiotique contre la méningite, sans l'autorisation ou le consentement de leurs parents et sans l'accord des autorités locales. Le gouvernement affirme que onze enfants, sur un total de deux cents qui ont pris ce médicament, sont morts et que la plupart des autres souffrent de diverses affections : surdité, paralysie, troubles de la parole, lésions cérébrales, cécité.

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dimanche, juillet 22, 2007

n°27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la comunauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.
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Compote est rentré de randonnée toute la journée à cheval. Comme on peut le voir, l'équitation c'est aussi ça:


Et oui, c'est nettoyer le crottin à la fin! Il est quand même ravi.

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samedi, juillet 21, 2007

délinquants et troubles mentaux

Vu dans le Quotidien du médecin du 19/07 2007:
"la multiplication des obligations des experts psychiatres, alors que leur nombre diminue, l'accélération des procédures judiciaires préjudiciables à un repérage des malades suffisamment tôt et la demande d'évaluation de la dangerosité criminologique sont autant de facteurs qui mettent l'expertise judiciaire en crise. La Fédération Française de psychiatrie s'en émeut.
...
En gros,
--les prisons sont bourrées de malades mentaux,
-- il n'y a pas assez d'experts psychiatres,
--la psychiatrie légale n'est pas armée pour faire une "évaluation probabiliste" de dangerosité criminologique;
--les juges prononcent des peines de plus en plus lourdes pour les malades mentaux criminels "comme si les magistrats ne faisaient pas confiance aux psychiatres".
...
Juste ce qui me dérange c'est que justice rime avec psychiatrie. Les victimes aimeraient bien que justice soit faite et que ne soit soustrait personne de la justice. Les soins, c'est autre chose.
Même l'obligation de soins des délinquants sexuels me dérange, car leur sortie devrait dépendre du juge et non subordonnée à un quelconque traitement.

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vendredi, juillet 20, 2007

petite journée

Photo de Compote: escargots en plein conciliabule. Le jeune garçon a traîné dans la forêt tout l'après-midi avec son pote Oscar et a pris une leçon de conduite musclée en 4x4 dans les champs de blé coupés.
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Minuscule journée, je suppose que mes patients avaient mieux à faire que de venir voir le docteur. Une transfuge qui a décidé de ne plus voir le docteur Cravatte; mais étant donné qu'elle m'avait quittée il y a six ans, la balle au centre.
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jeudi, juillet 19, 2007

décès

Un de mes patients est décédé aujourd'hui: le fils m'avait appelé à 10h30 pour me signaler que son père avait du mal à respirer, je lui avait demandé si cela pouvait attendre midi, il m'avait dit "pas de problème". J'arrive à 12h30.
-- "Mais il est mort votre père!
-- Ah?
--Bien oui, pas de rythme cardiaque, pas de respiration, il est froid!
-- Pourtant je l'ai vu à 12h15, il avait l'air calme, il respirait".
Je n'ai pas tout compris, j'ai des doutes sur l'heure de la mort, mais ce n'est pas grave: le fils s'en est occupé jusqu'au bout malgré une démence avancée. Il était aux neuroleptiques prescrits par l'hôpital, la vie à la maison devenait de plus en plus problèmatique: infirmières, aides-soigantes, etc.
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Une patiente m'amène son fils et me glisse dans la consultation qu'il refuse le pot alors qu'il va rentrer en classe. Aux grands maux les grands moyens:
-- "Tu as encore une couche? Oh, que ça sent mauvais! Si tu retire ta couche maintenant je te donne ce joli stylo".
Le gamin m'a fait "non" de la tête, puis à la fin de la consultation a dit à sa mère:
-- "je veux retirer ma couche!"
Et je lui ai donner le stylo. L'effort va-t-il se poursuivre?

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mercredi, juillet 18, 2007

farniente

Compote a décidé de faire du poney cet après après-midi plutôt que d'aller à la piscine avec moi; vu que nous étions un peu pressés, le schampoing a atterri dans son sac et son goûter dans le mien! Pour lui c'est poney à forte dose, tous les jours. Pendant ce temps ma douce s'est chopé un coup de soleil en participant à un barbecue sur le lieu de son travail: sympa ce travail. Et moi je continue dans la lecture des livres de Maxime Chattam; frissons garantis.
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Hormis cela j'ai rencontré une famille de patients et en ai profité pour converser un certain temps avec la jeunette de 15 ans; ce qui m'a fait mal pour elle, c'est qu'elle rêve de partir de chez elle le plus rapidement possible et est prête à court-circuiter des études pour travailler rapidement. Je peux le comprendre: le gamin de 11 ans est du genre de ceux dont j'ai parlé dans mon dernier blog, toujours à chercher le mauvais coup et les parents disent amen, sont même du genre à accuser le monde entier de ses déboires scolaires et autres. D'ailleurs, quand c'est lui qui se servait du matelas pneumatique dans le grand bain lequel génait les nageurs c'était très bien pour les parents, quand il s'agissait des autres "virez-moi tous ces gosses".
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Et comme je le disais dans un blog antèrieur, il aurait besoin de sérieux cours de morale chaque matin!

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mardi, juillet 17, 2007

Docteur bulldozer

Mon fils passe ses deux semaines dans un club de poney campagnard où il s'éclate; le soir il rentre sale comme un peigne, épuisé mais heureux! C'est sûr qu'à Paris chez mère-grand il ne peut se permettre ce genre de plaisir.
...
Un patient vient consulter pour un mal de dos carabiné; évidemment, comme la plupart du temps chez les hommes actifs, madame l'a amené pratiquement par la peau du coup. Trois ans qu'il souffre, depuis tout ce temps il n'a avalé que des cachets et offert ponctuellement son fondement aux piqûres de l'accorte infirmière.
Pourtant il avait été dit dans un compte-rendu autrefois qu'il avait une jambe plus longue que l'autre, et l'information n'avait pas été suivie d'effet. Je l'ai examiné dans tous les sens, ai prescrit de l'ostéo et une talonnette. Et pour faire bonne mesure lui ai promis une prothèse de hanche dans les vingt ans si rien ne se faisait.
Docteur Bulldozer (c'est ainsi qu'il a dû me trouver) est passé par là, et c'est comme ça que cela doit être! Je pense avoir atteint le but qu'il se prenne en charge.

lundi, juillet 16, 2007

j'ai consulté trois petits patients accompagnés de leur maman. A la consultation suivante impossible de mettre la main sur l'otoscope malgré une fouille en règle du cabinet. En quittant la dernière patiente , je tombe sur la mère qui fait une drôle de tête en me rendant l'otoscope:
" Docteur, j'ai trouvé cela dans ma voiture, je suis désolé. vous voulez discuter avec mon fils aîné?" j'ai accepté, mais le gosse m'a juré mordicus que ce n'était pas lui, que l'otoscope était arrivé par hasard dans la voiture.
Plus tard j'ai trouvé le papier-toilette sur le bord de la fenêtre ouverte alors qu'il pleuvait à seaux. Il faudra que j'en cause à la mère. Malheureusement je ne ferais pas de pari sur son avenir, au gamin.
...
J'ai fini le rapport de l'assemblé parlementaire concernant les besoins de santé mentale:
--selon celui-ci le terme de "malade" en psychiatrie doit être changé pour le terme "usager". Malheureusement à mon sens, malade veut dire la plupart du temps que la condition va changer (guérison ou décès), usager sous-entend une notion de chronique, d'irrémédiable, et de "on n'y peut rien changer".
--il souligne l'importance de la nécessité d'associer les généralistes à l'élaboration de la législation en santé mentale, et propose de leur donner une formation solide; au secours! je veux faire de la médecine générale, pas de la psychiatrie!
-- il met en évidence un point qui peut paraître choquant: la loi française ne traite ni de la contention (attachement des patients) ni de "l'isolement" et considère que ces questions sont exclusivement médicales.
-- elle insiste sur le fait que les traitements doivent comprendre un large éventail d'activités de réhabilitation et thérapeutiques. Ce large éventail reste malheureusement à découvrir, car je connais un pauvre gosse qui n'a pas d'autre choix pour se sortir de "son marasme" que de prendre du solian (neuroleptique) et un antidépresseur.
D'ailleurs elle dit: "Trop souvent encore, le traitement prodigué à un patient consiste principalement en pharmacothérapie, soit par manque de personnel dûment qualifié et d'infrastructures appropriées, soi parce que persistent encore des philosophies fondées sur le contrôle et la surveillance des patients"
...
Et à la fin bien entendu on parle d'un budget cohérent: quinze pages pour demander des sous! C'est du beau! Commençons par faire du ménage dans ce domaine, les patients ne veulent pas forcément de meilleurs moyens de contention, ni que leurs psy partent aux Maldives pour se former aux frais des labos, ni de meilleures machines à électrochocs, ils veulent de la compassion, de l'écoute, de la compréhension, et ça c'est gratuit!

dimanche, juillet 15, 2007

duloxétine

En relisant le magazine Prescrire de juillet 2007 je suis tombé sur une perle: la duloxétine qui comme son nom l'indique fait partie de la famille du prozac (fluoxétine) est autorisée par la Commission européenne pour:
-- l'incontinence urinaire d'effort chez la femme; elle répond au doux nom d'Yentreve pour cette indication;
-- la dépression et les douleurs neuropathiques des diabétiques; dans ce cas elle s'appelle Cymbalta.
Evidemment j'ai encore sauté en l'air: qu'est-ce que l'incontinence a à voir avec la dépression?
...
Cela me fait penser à une blague: un type dit à un autre complètement déprimé:
-- Y'en a marre, j'arrive plus à bander!
-- Va voir un psy, il va t'aider!
Trois mois après le deuxième voit le premier:
--tu as l'air en forme, t'as résolu ton problème?
-- Non, mais maintenant que je prends mon prozac je m'en fous!
...
En furetant sur le net j'ai vu que c'était fabriqué par Lilly, je comprends tout!

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samedi, juillet 14, 2007

plan de santé mentale

J'ai commencé à lire un texte de l'assemblée parlementaire du 10/05/2005; fabuleux:
...
Pour une meilleure réponse aux besoins de santé mentale en Europe
--En premier lieu on insiste énormément sur la fréquence des troubles du comportement et des dépressions graves en Europe (30 000 000 par an);
-- On fait valoir qu'avec plus de moyens financiers les patients seraient mieux soignés;
-- on demande aux généralistes de contribuer au plan de santé mentale et qu'ils aient une formation solide dans ce domaine;
-- on déplore que les traitements se cantonnent à la pharmacothérapie (les cachetons shooteurs);
-- on insiste sur les campagnes de sensibilisation et d'information auprès du grand public = on fait de la pub;
-- on souligne l'importance de réévaluer le bien-fondé des placements involontaires par les tribunaux, et de garantir l'assistance juridique;
-- et surtout on oppose le courant juridique et humaniste (ce que l'on veut atteindre) avec le courant économiste et eugéniste du 20è siècle( à mort les tarés, les filles-mères, les gitans, les impotents, les juifs, les autistes, cela coûte trop cher à la société).
En conséquence, d'après les conclusions ( "le volume des crédits budgétaires accordés à la santé mentale est un indicateur de la conception de l'homme qui prévaut dans une société donnée").
...
Et bien je crois qu'avec cette dernière chose la politique de santé mentale française va droit dans le mur. Avec mes idées d'hospitalisations style club med soft ou cure thermale, ça coûterait moins cher et les patients auraient moins de chances de se chroniciser.
...
Suite demain

vendredi, juillet 13, 2007

32 patients, dont
--un patient de quintal et demi, asthmatique, souffrant d'apnées du sommeil et je le soupçonne de diabète et de légère hypertension. Bref, un candidat pour le cardiologue.
-- deux charmantes patientes de 82 et 85 ans papotant comme des jeunes filles dans la salle d'attente. Pour elles le traitement principal est de les rassurer en permanence et de leur assurer qu'elles ont bonne mine (ce qu'elles ont).
-- une jeune trentenaire surexcitée (je ne l'ai jamais connue autrement) qui me demande un petit somnifère pour passer quelques nuits paisibles. Elle sait que je dirai non, juste elle tente sa chance. Et en plus elle fait 30 kilomètres pour s'entendre dire cela et me voir car elle a déménagé depuis quelques temps. Je pense que cette patiente fait partie des 18% de la population qui a une mutation qui lui empèche de fixer son magnésium. Je lui ai fait une bonne recharge.
-- une jeune maman qui dégaine le goûter pour ses enfants de deux et trois ans dans la salle d'attente chaque fois qu'elle vient me consulter. Et si la gamine n'est pas d'accord pour se faire examiner, c'est un repas tout à fait naturel à 37° qu'elle absorbe sur les genoux de sa maman; et là, je peux en faire ce que je veux.
Le tout dans la bonne humeur et les chansons diffusées par radio bleue: accordéon, vieilles chansons françaises...

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jeudi, juillet 12, 2007

Voici qui évoque fortement le temps qu'il fait. Chacun pourra admirer en passant la cheminée du même modèle que celle de G Bush père.
...
J'ai consulté un gamin de dix mois tout sourires, jusqu'au moment où il a vu le sthéto s'approcher de lui; vision d'horreur! Il s'est mis à trembler et à pleurnicher convulsivement. Evidemment le pédiatre avec sa grosse voix est passé par là et il faut maintenant l'apprivoiser. Tâche réussie!
...
J'ai tenté de me souvenir quelles maladies physiques pouvaient simuler une maladie mentale:
-- d'abord l'hyperthyroïdie qui peut simuler une apathie, l'hyperthyroïdie un stress intense;
-- les maladies endocriniennes (trop de cortisol: syndrome de Cushing)
-- une tumeur au cerveau qui peut prendre l'apparence d'une psychose;
-- un accident vasculaire cérebral qu'on peut confondre avec une démence ou un alzheimer;
-- des maladies métaboliques de l'enfant qui prennent le visage de l'autisme, d'une psychose chronique;
-- maladie de lyme transmise par les tiques;
-- le SIDA etc.
J'étais en train de me demander comment on pourrait donner un nouveau visage à la maladie mentale; si on faisait un bilan approfondi de tous ceux qui pètent un cable on aurait parfois des surprises.

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mercredi, juillet 11, 2007

toujours dans ma Naissance de la psychiatrie biologique: tous les moyens ont été bons pour traiter les patients.
-- Chocs au cardiazol (pour provoquer des crises d'épilepsie) très pénibles, qui causaient des fractures et troubles cardiaques et abhorrés des patients;
-- abcès "de fixation" à la thérébentine provoqués, qui avaient le mérite de faire tenir le patient tranquille;
--balnéothérapie où les patients ne sortaient pas de la baignoire pendant des mois (l'eau était renouvelée en permanence); le plus souvent c'était 8 heures par jour, la peau des patients étant toute fripée à la sortie. etc.
Il est vrai que l'arrivée des neuroleptiques a calmé les agités, comme on le dit dans le bouquin. Malheureusement c'est leur seule vertu thérapeutique.
...
Il ressort de ma lecture que les psychiatres se sont de tous temps trouver incapables de guérir la maladie mentale, au mieux pouvaient-ils la calmer... et faire des patients à vie.
...
Je laisse le mot de la fin à Paul Janssen, créateur de l'haldol:
"C'est une grande déception parce que nous avons essayé avec d'autres de trouver des antipsychotiques encore plus faciles à manier, dénués d'effets secondaires... sans résultat. (...) en fait, on en sait encore très peu sur les bases cérébrales des maladies mentales"

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mardi, juillet 10, 2007

Psychiatrie biologique

Je m'attaque à du dur et à du costaud:
Naissance de la psychiatrie biologique de Jean-Noël Missa.
Résumé: tout au long du XXe siècle, les psychiatres tentèrent de mettre au point des traitements empiriques efficaces. Ils inoculèrent des malades mentaux l'agent responsable de la malaria,
plongèrent des schizophrènes dans des comas hypoglycémiques,
rétablirent l'humeur de mélancoliques grâce à des chocs électriques ou des convulsions au cardiazol.
En dernier recours, ils demandèrent même à des neurochirurgiens de sectionner les fibres blanches du cortex préfrontal.
Dans la seconde moitié du XXe, les " neuroleptiques " mirent fin à l'agitation et atténuèrent les délires, le lithium régula l'humeur des maniaco-dépressifs et les antidépresseurs redonnèrent un meilleur moral aux mélancoliques.
...
Je ne suis qu'au début du livre et me suis permis de copier-coller le début du résumé. Mais dès les premières pages je me suis demandé: et si l'on m'accordait aussi ma chance avec mes idées de sérénité, calme, respect du patient, nutrition adaptée et tonnes de vitamines spécifiques à chaque cas? (oui, il y aurait un peu de tranquillisants en urgence aussi, mais surtout pas en continu pendant des semaines). Et si l'on démarrait la psychiatrie humaniste et nutritionnelle? Qui serait partant?

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lundi, juillet 09, 2007

harcèlement

j'ai un tas de cas de harcèlement au travail; que se passe-t-il? Une épidémie?
-- une agent de surface dont le chef direct a changé, qui surveille étroitement chaque coup de serpillière qu'elle donne et qui fouille dans son placard personnel;
-- une employée de mairie qui ne supporte plus le caractère sournois se son patron et qui en a développé une vraie maladie;
-- une comptable qui soupçonne des malversations financières dans sa boite et que l'on met à l'écart... toujours en fouillant son bureau;
-- une petite jeune que sa chef de rayon insulte: " t'as vu comme t'es grosse", " retire ton percieng, ça fait mauvais genre", "feignasse"
-- Une autre victime d'ostracisme à peine arrivée dans la boite.
Puis j'écoute les patrons ou les collègues... et j'ai un autre son de cloche, parfois fort éloigné du premier. Puis je me dis que je suis confortable dans ma position, je n'ai pas à juger, à prendre partie; en cela je suis très éloigné de ma famille qui a pondu des avocats et un juge. Mais parfois je voudrais mettre les belligérants face à moi, qu'ils se tirent bien dessus en face et s'envoient tous leurs griefs à la figure, puis qu'ils arrivent à un compromis acceptable. C'est possible, je l'ai fait pour plusieurs couples, généraliser cela serait une excellente chose.

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dimanche, juillet 08, 2007

Mais que ce ciel est gris

Seul ce jour avec ma douce car les morpions sont en vacances: le mien dans un club de poney et le sien en Bretagne. Artémise a réussi son code! ouf.
Ma douce est absolument dégoutée parce que je lui ai proposé un feu de bois, ce que je trouve très approprié à ce temps. Nous sommes allés à la piscine (couverte) et je lui en ai rajouté une couche en lui faisant écouter un petit bijou: "mais que ce ciel est gris..." Elle est restée stoïque devant mes provocations. De toute façon, la rage n'y changera rien, restons zen on pourra commencer à s'enerver quand les nappes phréatiques seront au plus haut, ce qui voudra dire piscine à domicile gratuite.
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En attendant le jardin ressemble à un cimetière avec toutes les tomates pourries sans avoir muries et c'est dur de voir tout le travail réduit à néant. Mais promis juré, à partir de maintenant on va faire marcher le commerce en achetant nos tomates!

obligation de soins

j'ai trouvé cela dans le blog de Sophie Gravaud, mais repris dans un tas de sites:
L'obligation de soins pour les délinquants sexuels adoptée en conseil des ministres:
La ministre de la Justice Rachida Dati a présenté mercredi en conseil des ministres une lettre rectificative au projet de loi sur la récidive instaurant une obligation de soins pour les délinquants sexuels condamnés à des peines de prison. (...)

Une injonction de soins psychiatriques ou de suivi psychologique sera rendue obligatoire pour les condamnés reconnus accessibles à une psychothérapie par un expert. Les détenus qui refuseront les soins proposés par le juge d'application des peines ne pourront bénéficier ni des réductions de peine, ni d'une libération conditionnelle.

Le gouvernement fournira les moyens nécessaires à la mise en oeuvre de cette réforme "dans le cadre d'un plan de mobilisation du ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports", selon le communiqué du conseil des ministres. Il s'agit notamment de "favoriser l'attractivité de la fonction des médecins coordonnateurs, qui assureront l'interface entre le juge de l'application des peines et le médecin traitant ou le psychologue chargé du suivi du condamné".

L'entrée en vigueur des dispositions généralisant l'injonction de soins dans le cadre des peines en cours d'exécution sera immédiate, tandis que celle concernant les dispositions applicables aux condamnations à venir est reportée au 1er mars 2008, précise le communiqué du conseil.
Le Premier ministre François Fillon a annoncé le 14 juin dernier ce renforcement de la législation sur les délinquants sexuels multirécidivistes à la suite de la "multiplication d'affaires dramatiques, en particulier le meurtre de Sophie Gravaud à Nantes".
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Tout cela est très beau et découle d'une intention très louable. Mais à travers toutes les affaires sordides que l'on voit dans les journaux, le type avait vu la plupart du temps un psy avant d'accomplir des meurtres apparemment sans mobile. Pourquoi veut-on encore laisser le soin aux psy de les "soigner" si cela ne marche pas? Je ne suis peut-être pas un expert et n'ai en conséquence que le droit de fermer ma grande g... mais j'ai des yeux pour voir, et il serait bon de se pencher sur d'autres genres de réhabilitation (travaux d'intêret général, cours de morale etc.)
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Ensuite il faudrait savoir si la psychiatrie participe d'une démarche de soins ou de punition, si c'est une punition, cela ne peut s'appeller une spécialité médicale mais un outil répressif.

samedi, juillet 07, 2007

n°26

1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.
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D'abord le quart d'heure de morale le matin ferait du bien à toutes nos têtes blondes; Compote m'a déjà demandé par exemple " Mais si je pique quelque chose et que personne ne le voit?" Il a déjà aussi été spectateur dans une affaire de brimade envers une fille un peu boulotte; je lui ai remonté les bretelles et lui ai ordonné de venir au secours des opprimés dans la mesure de ses moyens. Et tout ça, ça finit par rentrer. Mais qu'en est-il est parents trop occupés pour ces questions-là, et des parents en détresse? Les gosses apprennent la morale de la rue et ce n'est pas forcément la bonne. Dans ces conditions l'école pourrait donner un coup de main

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vendredi, juillet 06, 2007

terrorisme en blouse blanche

Les médecins ont encore bonne presse; je lis dans Métro du quatre juillet:
Sous la blouse blanche se cachaient des terroristes.
Sept médecins sont suspectés pour les attentats ratés au Royaume-Unis. (...) La piste des médecins étrangers travaillant dans des hôpitaux britanniques se précise chaque jour un peu plus dans l'enquête sur le double attentat à la voiture piégée déjoué en plein coeur de Londres vendredi et l'attaque contre l'aéroport de Glasgow samedi. sur les huit suspectes interpellés jusqu'ici, sept seraient médecins ou internes, et une femme (...) laborantine.
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C'est vrai que ce n'est pas parce qu'on est médecin qu'on est d'une probité, d'un honneur irréprochable; mais savoir devrait rimer avec responsabilité, car c'est avec des vies humaines que l'on "joue".

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jeudi, juillet 05, 2007

Acomplia 2

Un type me télephone:
--" Allo docteur Vincent? Je suis le labo Sanofi, j'ai des cadeaux pour vous!
-- Ah! (je prends l'air courtois, patelin, surtout quand il s'agit de labos pharmaceutiques) Qu'est-ce donc?
-- Pour vous, j'ai tout un necessaire de bureau, post-it, stylo etc. aux couleur d'Accomplia (je rappelle que c'est supposé faire maigrir les diabétiques). Maintenant, vous connaissez Acomplia?
-- Monsieur, je ne prescrirai surtout pas et ne recevrai pas de cadeaux d'un produit dangereux prescrit aux USA!
-- ... Dommage, au revoir monsieur."
En rentrant ce soir ma douce m'a déclaré que j'aurais pu accepter les cadeaux tout en ne prescrivant pas. Et si le labo m'avait offert une semaine en Espagne?

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Finalement la tomate-party que je voulais faire avec les potes n'aura pas lieu: la mildiou party elle bat son plein, sous l'influence de la pluie quotidienne. Dommage.
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J'ai été invité à l'exposition sur les horreurs de la psychiatrie organisée par CCDH (commission des citoyens pour les droits de l'homme). D'abord elle se trouve à côté de Matignon, aux alentours rien que des flics, des militaires des CRS, des ambassades et des costards-cravatte. Ensuite il y avait plusieurs présidents d'associations pour le droit des malades, le président de l'AAAVAM ( son fils s'est suicidé avec une injection de valium). Il ressort de cette exposition terrible: qu'est-ce que l'on peut y faire?
...
Dans le milieu psychiatrique selon un président d'association (le père d'un schizophrène) on devient un sous-homme, on n'a plus de droit d'avoir des idées perso, si l'on demande "je voudrais sortir", l'injection de neuroleptiques arrive rapidement afin que le patient la boucle. Le médecin de famille n'a plus droit à la parole dés que son patient est entre les mains des psy. Je me souviens en particulier d'une de mes patientes de 80 ans qui tombait dans une mélancolie (agonie plutôt) à qui on voulait faire des électrochocs. J'avais appelé le médecin pour m'opposer à cela. Mon opinion, il s'en foutait. Entre temps la patiente est décédée (dans l'hôpital)! Elle y a échappé.

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mardi, juillet 03, 2007

Une infirmière psy bloggeuse m'a fichu méchamment en rogne, grave. Elle avait raconté une scène qui semblait lui procurer un tas de plaisir (où va-t'il se nicher?)
J'explique: dans son service un pauvre gars affamé se pointe, comme on ne veut pas lui donner à manger (c'est évidemment pas le bon endroit, il avait dû se tromper de porte, pas de chance) il s'énerve correctement et parle fort, alors là, deux gros malabars se pointent pour lui injecter un cocktail maison de deux neuroleptiques. Le pauvre type après cela ne pensait plus à se nourrir. Et ça l'a fait jouir (je brode un peu mais elle n'avait pas l'air du tout mécontente du sort du pauvre type)!
Alors qu'est-ce qu'on fait dans son service, on aide ou on enfonce? Voyant cela mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai passé le message à tous les potes... et le post a disparu. N'empèche qu'elle cultive la vulgarité et elle raconte que les psychotiques cultivent l'incurie. Franchement, qui les aide à se foutre dans cet état-là?
...
J'ai consulté un patient dans une usine: un beau gars de 27 ans. Il était sous neuroleptiques. Je ne connais évidemment pas son histoire. Je lui racontais (après l'avoir tranquillisé, il n'avait qu'une gastro) qu'il était raciste envers le poisson (il ne l'aimait pas), il m'a regardé très sérieusement:
"non, je ne suis pas raciste!" Ma blague à l'eau. J'ai déjà remarqué que les gens sous neuroleptiques ne comprenaient pas bien l'humour. Rien que pour ça j'ai envie de les sevrer, qu'ils retrouvent leurs facultés de rire d'âneries.

lundi, juillet 02, 2007

Petite image de la campagne que j'aime; les nuages, le résultat du labeur de l'homme, le progrès (pylones électriques). Je suis quand même petit-fils de maraîcher.

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forum de La France en Action

Je pense avoir trouvé le forum dans lequel que vais me retrouver: celui de La France en Action.
Ce petit parti politique propose des solutions écologiques concrètes, basées sur le respect de l'homme. Il mérite que l'on s'y attarde. C'est très développement durable.

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dimanche, juillet 01, 2007

Repas entre amis hier soir; la femme travaille à l'ANPE. Elle nous a raconté ses difficultés quotidiennes: il parait qu'elle doit manager des tas de psychotiques. Dés qu'ils ne prennent pas leur traitement ils deviennent incotrôlables à telle enseigne qu'elle leur demande avant qu'ils viennent au rendez-vous: "vous avez bien pris votre traitement?. Elle trouve donc qu'ils en ont absolument besoin.
Alors je lui ai demandé: "Mais si un médecin n'avait pas commencé la première prescription, celle qui rend dépendant, ils n'en seraient peut-être pas là?"
Elle m'a dit ne pas avoir assez de recul.