Marie-Christine d'Welles nous raconte son histoire dans ce livre. L'histoire d'une gamine de 10 ans qui, suite à une méningite, sera cataloguée, etiquetée, par sa famille et par les médecins, comme étant malade. Mais pour eux, malade = folle.
Commence alors le cauchemar pour M-C. Pendant des années elle sera la victime des psychiatres, prêts à interner dans leur clinique privée des enfants sains, à condition d'y mettre le prix. Ce que fera sa mère.
Dès lors, tout ce qu'elle pourra dire ou faire sera interpreté par des gens qui sont persuadés qu'elle est malade et que c'est la folie qui lui dicte ses paroles et ses actes.Elle raconte sa souffrance, son impuissance, sa passivité forcée. Elle raconte le temps qu'ils lui ont volé. Elle raconte ce qu'ils n'ont pas voulu entendre, pas voulu écouter. Pendant pres de 7 ans, elle devra garder le silence. Quand elle veut expliquer aux médecins qu'elle n'est pas malade, pas folle, elle se fait réprimander parce qu'on ne lui a pas donné la parole. Ils ne la lui donneront jamais."C'est leur manière de nous regarder qui est fausse. Au lieu de dire souffrance, ils disent folie. On ne s'adresse pas à un fou."
Toutes ces années entre leurs mains l'ont brisée : "(...) et même il faudra encore et encore prouver tous les jours qu'on est pas fou, il y a doute.
Même moi, je doute... mais de vous. Je me sens à jamais coupable du regard de l'autre."Jusqu'au jour où elle rencontre le psychiatre qui, révolté par son histoire, l'éloignera de sa famille et des psychiatres qui ne méritent pas d'être appelés ainsi. Et lui permettra de sortir de cet engrenage, de remonter la pente et de reprendre petit à petit gout à la vie.
...
Ce livre m'interpelle. Même si ce n'est qu'une exception, c'est déjà une de trop.
4 commentaires:
"Au lieu de dire souffrance, ils disent folie". Ils ne sont pas les seuls à le dire, l'entourage proche aussi le dit, ce qui n'arrange rien. La souffrance est quelque chose de personnel et difficile à faire comprendre aux autres car elle ne se voit pas, est difficle à expliquer et quantifier. On ne peut se mettre dans la peau de l'autre. De ce fait, vous avez toutes les chances de vous retrouver chez un psy si vous dites à un médedin et ceux qui vous entourent que vous souffrez et qu'il n'y a aucun support pour l'expliquer. Donc le mieux est de rester dans sa bulle serrer les dents et se protéger au mieux de toute attaque extérieure. Pas facile à faire.
Je pense que lorsque l'on souffre,il vaut mieux que ça sorte......
Donc,en allant parler à un médecin généraliste qui sait écouter,déjà on peut se liberer un peu.....!! NON ?
Il y a aussi une excellente "thérapie" que l'on peut faire SEUL:::::ECRIRE CE QUE L ON RESSENT, au fur et à mesure...Se vider la tete en jetant sur du papier nos colères,frustrations,déceptions...etc...
La douleur physique entraine la douleur psychique et les médecins généralistes n'ont pas le temps (5 mn pour l'informatique, + 10 ou 20 mn selon le taux de remplissage de la salle d'attente) de répondre à cette attente et je les comprends, leurs journées de travail seraient inhumaines. De plus l'entourage proche ne comprends pas que vous ne puissiez plus assurer et être comme avant (gaie, enjouée, toujours partante, à rendre service) alors vous faites semblant, ce qui devient fatiguant à la longue. C'est vrai qu'écrire ce que lon ressent au fur et à mesure serait la solution même si cela ne résoud pas le problème, ça peut défouler, ça ne coûte rien d'essayer.
Ah ,la douleur physique ...,c'est très dur de faire bonne figure lorqu'on est souffrant...Mais on dit souffrance physique,pas "folie"!! ;)
Il est tout à fait vrai que cela influe fortement sur le moral....
et que ceux qui vont bien se préoccupent peu de la souffrance de l'autre.....Pas facile,comme vous dites....
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