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samedi, juin 07, 2008

visite à monsieur le maire

On arrive dans les mois un peu creux, cela permet de souffler un peu. Au vu du temps et étant donné le fait que l'on se retrouve à deux ce week end, j'ai proposé une flambée à ma douce, il parait que ça la fait déprimer. Tant pis!
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Ma guerre contre la maison de retraite continue, je suis disposé à rencontrer monsieur le maire, grand copain de virées de mon ami Oscar le chasseur. Je vais lui expliquer ce qu'il en est de la sécurité de cette maison et s'il serait chaud pour y mettre sa propre mère (que j'ai soignée à l'occasion). A une soirée de formation médicale continue j'ai rencontré un confrère qui avait plusieurs patients dans la maison de retraite; il a claqué la porte un jour en hurlant qu'il n'y remettrait plus jamais les pieds. Moi j'y ai un pied (un patient) et je sens qu'ils vont s'en mordre... des trucs. Tant pis, le confort de ces mamies avant tout.
J'ai pensé aussi à un truc: le fait de monter l'escalier chaque jour peut leur faire faire un peu de sport, elles en sont privées. C'est pas sympa.

mercredi, juin 04, 2008

escalier condamné

Ca fait quelques temps que je n'avais pas parlé de la maison de retraite, celle contre laquelle j'étais en pétard. J'ai accepté une patiente car c'est la mère d'une famille que je connais bien. Donc je vais la voir en urgence hier car elle s'est fait une entorse à la cheville (en espérant que cela ne soit que cela). Les ascenceurs sont encombrés de mamies qui rentrent dans leur chambre après le dîner et je propose à l'infirmière de monter par l'escalier, ça ira plus vite. De plus, depuis le film "L'ascenseur", je me suis pris d'affection pour les escaliers, où que j'aille et ça fait du sport. Là, l'infirmière me dit:
" On ne peut pas monter". Effectivement il y a une grosse barrière pour barrer l'accès et elle rajoute "je n'ai pas la clé et je ne sais pas où elle est".
J'ai fini par prendre l'ascenseur, tout en réfléchissant: s'il y a un feu là-dedans ce soir, c'est 40 mamies qui grillent, vu que les ascenseurs, c'est la première chose que l'on coupe quand il y a une alerte au feu.
Je n'ai pas vu en détail les portes de sécurité, mais je pense que c'est du même accabit. Je suis sorti de là et ai directement appelé les pompiers, les premiers concernés (c'est eux qui vérifient la sécurité dans les locaux accueillant du public).
Je ne sais pas si l'on m'acueillera avec un grand sourire la prochaine fois, mais ils ont intérêt à faire des choses correctemement et pas en dépit du bon sens. Peut-être m'interdiront-ils l'accès à la maison de retraite :).

jeudi, juin 28, 2007

On a réussi!

On peut ouvrir le champagne! La directrice de la maison de retraite a été virée à coup de pompes dans le cucul (comme disait Compote) car, ce que je ne savais pas, elle donnait 1000 euros à ses employées et en déclarait 1500! Devinez ou allait la différence? J'en ai profité pour suggérer à une employée de raconter aussi les manquements à l'hygiène, aux soins et la sortie de secours qui existe sur le plan, mais très symbolique. Est-ce que j'ai correctement remué la sauce et poussé à la rébellion? J'aime à la croire. Surtout que physiquement je ne me suis pas impliqué et avait décidé de vérifier les plans de la maison de retraite à la mairie ce jour, à l'heure où j'écris justement.
J'ai une théorie, c'est que quand on combat pour une cause qu'on semble juste, on n'est moins malade et déprimé que quand on ne fait rien.
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Dans un registre plus léger, je consulte un patient à domicile de 30 ans; je me suis excusé car je l'ai trouvé en train de fumer en se prélassant devant les Feux de l'Amour; moi qui pensais qu'il n'y avait que les vieilles dames ou les femmes au foyer qui regardaient ça!

mercredi, juin 20, 2007

maison de retraite, plan de bataille

Etant à une formation médicale hier soir je n'ai pas pu poster.
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Je pense déclencher les hostilités concernant la maison de retraite, contacter le médecin chef de la DDASS, parce que trop c'est trop: il n'y a pas de point d'eau accessible pour les employées (les gastros se propagent à une vitesse), la sortie de secours ce trouve dans la cuisine même que les petites vieilles sont priées d'escalader la fenêtre ensuite s'il y a le feu, pas de toilettes pour les employées (mais un tout à fait convenable pour la directrice). Une de mes patientes est tellement remontée qu'elle va m'écrire tout ce qu'elle a constaté, et moi je suis prié ensuite d'aller en délégation à la DDASS.
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Je demande à l'employée qui vient de faire une crise de spasmophilie:
"-- Vous avez vu la psychologue de la maison de retraite?
-- Oui, elle me dit que j'ai un état psychologique fragile, ne comprend pas pourquoi on ne me met que des intérimaires en binôme. (moi je sais, tout le monde se tire au fur et à mesure, il ne peut y avoir donc que des intérimaires). pourtant je n'ai plus de soucis, j'ai ma famille qui va bien, un petit copain, et je vais mal maintenant (la jeune fille a traversé de très dures épreuves familiales financières et autres)
-- Je pense qu'il faudrait vous créer de nouveaux problèmes (air surpris), oui, de nouveaux buts, vous vous étes tellement battue autrefois, vous avez gagné, et maintenant plus rien, c'est comme quand on passe un examen qu'on est vidé ensuite.
-- Comment docteur, la psychologue me dit maintenant de penser à moi!
-- Non, non, je pense que c'est le contraire, vous avez besoin d'aider, de faire quelque chose.
-- ( elle comprend) Oh docteur, je vais vous écrire un pavé sur la maison de retraite, et après on porte plainte! (sourire)
-- OK"

jeudi, mai 03, 2007

C'est la guerre!

Avec la maison de retraite voisine c'est la guerre: les employées se font arrêter une à une par moi, qui pour une grossesse à trois mois (il faut porter lourd, et parfois toute seule), qui pour des lombalgies (même raison invoquée) et les autres pour harcèlement, épuisement au travail. Le tout pour un salaire à 900 euros avec des heures sup non payées, "oubliées", les stocks de couches épuisés soudainement parfois (Qui est chargé des couches?), la cata. Alors la directrice se défend:
-- "Vous voulez vous faire arrêter, qui est votre médecin?
-- Le docteur Vincent.
-- (L'air complètement désabusée) Allez-y, faites-vous arrêter"
Ou:
-- "Il faut que vous changiez de médecin traitant mademoiselle, le docteur Vincent fait un peu d'homéopathie et arrête trop souvent. Prenez plutôt le docteur Cravatte!"
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Je sais que les patientes ne sont pas traitées de façon tout à fait correcte, je ne peux même pas témoigner: ayant refusé depuis des années de mettre les pieds dans cette maison, je n'entends que les ragots... mais les ragots se recoupent...